betty black

21 février 2017

pourquoi je ne l'ai pas immédiatement, sur le champ, engueulée ?

c'est une copine. qui me demande de lui rapporter de la montagne, du fromager préféré de son mec, pour son cadeau d'anniversaire, une tomme entière. ils étaient là la semaine dernière et elle voudrait lui faire la surprise. elle n'a donc rien acheté quand ils sont allés chez le fromager sur la route du retour.

j'accepte.

je paie la meule, et je vois son poids. 3,2 kg. glups. mettre ça dans les bagages en plus...? bon, ok.

j'assure la livraison.

je lui dis que je ne savais pas que ça pesait ce poids-là. elle me dit qu'elle, elle savait. et que d'ailleurs, elle n'aurait pas fait ce que j'ai fait.

je suis estomaquée. cette fille me demande de faire un truc qu'elle n'aurait pas fait ? sur le ton un peu cynique de 't'es malade d'avoir accepté un truc pareil !'.

et depuis, je ne sais que faire de cette perversité qui s'est manifestée.

et la question se pose : pourquoi n'ai-je pas, en la prenant à part, pour éviter le public, pourquoi n'ai-je pas enguirlandé copieusement cette "copine" (entre guillemets parce que là... ça a du mal à passer, maintenant) ?

parce que ça ne se fait pas. parce qu'on est civilisé. parce que... je ne sais pas.

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moment de solitude féminine

Il y a trois semaines, j'ai annulé un rdv de rééducation périnéale parce que j'avais mes trucs de fille. c'était pas le premier jour, mais, je n'étais pas au mieux.

ce matin, je reprends le chemin du cabinet. je passe aux toilettes avant. la séance débute. stimulation électrique. elle enlève la sonde et me signale qu'il y a du sang.

...

heureusement que je suis en confiance, avec cette femme et avec mon corps.

il m'aura fallu du temps. mais ça va.

 

mais, ça, je ne m'y attendais pas. est-ce l'effet vacances ? pas un syndrome annonciateur cette fois-ci, pas de douleurs, pas de crampes, pas d'humeur chagrine. je n'y comprends rien.

si ça commence à se dérégler, c'est que c'est peut-être la fin d'une période et le début d'une autre.

il aura fallu que je sois enfin sereine avec mon corps et sa vie de femme pour que la fin de ceci arrive ?

 

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20 février 2017

la réponse par courrier

j'ai envoyé un mail avec mon cv et ma lettre de candidature avant de faire mes bagages. du coup, je n'avais plus beaucoup de temps pour les faire, ces valises. je ne suis jamais aussi bonne que dans les périodes de stress mais quand même. bref, en moins d'une heure et demie, j'ai envoyé ce mail avant de partir en vacances. tout ça parce que j'avais ouvert l'ordinateur et qu'il y avait le mail de celui qui m'avait dit qu'un poste allait s'ouvrir et qui m'avait demandé si j'étais toujours interessée.

et au retour, dans la pile de courrier, entre deux cartes de réponse aux voeux, un courrier à en-tête, pour me remercier de ma candidature.et ces mots : "Je sais par lui que vous avez déjà pu parler ensemble, et sans trop m'avancer, je ne peux que vous souhaiter bonne chance dans vos nouvelles fonctions."

 

à suivre... !

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15 février 2017

passer du temps avec les enfants

passer du temps avec les enfants permet d'apprendre...

j'ai appris ce soir que luciole voulait "quitter la maison", mais c'était avant, pas là, avant, elle voulait quitter la maison parce qu'elle en nous aimait plus, ses parents, son frère. mais ça a changé, et là, elle nous aime, et elle me le dit, et je la trouve formidable de pouvoir dire son amour à sa mère à la sortie du bain, je la serre dans mes bras, les cheveux mouillés gouttent sur mon pull, et elle me raconte tout ça, et je l'admire.

j'ai appris que mon fils trouve que j'ai changé, parce que je cède du temps en vacances à leur appétence effroyable pour les jeux vidéos, et du coup, je deviens une mère "cool". (au secours !)

j'ai appris que mon fils apprenait à voir ce que je faisais pour lui, pour eux. je suis venue le chercher au télésiège pour lui porter les skis et le raccompagner à la maison pour le déjeuner. j'avais une bouteille d'eau. il avait soif. je lui ai porté skis, bâtons et gants pour qu'il puisse boire. et il m'a dit "maman, t'es gentille avec moi, de porter tout ça."

j'ai appris que mon fils savait taper de ses bâtons dans les piquets du slalom. je suis allée faire un tour au stade. je suis arrivée en haut, il prenait le départ du parcours d'entrainement. j'en ai été bluffée. il tape, il fonce, mais comment fait-il ?

j'ai appris que ma fille savait faire les lapins de neige. et je lui ai montré que moi, je savais faire les bonhommes de neige. carotte pour chacune des créations (nez et nourriture respectivement), yeux de pommes de pins, boutons de gratte-cul pour le costume, et écharpe d'enfant pour le bonhomme. mon fils a beaucoup pleuré quand il a appris que les enfants des voisins avaient abimé les créatures de neige, même si la maman s'est excusée et si le père a remplacé la carotte... j'ai tenté de lui expliquer qu'ils pouvaient détruire, mais que nous pouvions encore construire d'autres personnages en neige, que je n'étais pas sûre que ces enfants soient capables d'en faire autant. et le soir, il a dit avec ses mots la même chose à sa petite soeur qui venait de découvrir le massacre perpétré. quant à moi, je suis allée voir les enfants auteurs du forfait, qui avaient été copieusement engueulés par les parents gênés, et je leur ai raconté l'histoire du petit garçon à qui le grand-père avait demandé de planter un clou dans la barrière en bois pour chaque mauvaise action commise. puis, vu qu'ils partaient pour quelques heures de voyage en voiture, je leur ai souhaité bonne route.

j'ai appris que ma fille était pro en luge, et criait de joie communicative sur les pistes à la fin de la journée, le cul sur une plaque en plastique. qu'elle était très triste d'être seule quand un groupe de 9 filles et 2 garçons ne lui prêtaient pas attention. qu'elle était capable de jouer avec des anglais, et de demander à faire une bataille de boule de neige avec eux. j'ai appris que la soeur plus jeune, était celle qui cherchait toujours la bagarre avec son frère, et j'ai vu les deux enfants se rouler dans la neige, s'immobliser façon catcheurs, et rire ensemble après avoir desserré les étreintes.

j'ai appris que je pouvais regarder un film avec les enfants, et ne pas préparer de repas pendant ce temps, et oublier de lancer la machine à laver le linge, et avoir envie de me coucher aussitôt qu'eux. je leur ai fait remarquer que les deux derniers films vus traitaient au fond du même sujet : père et mère, la séparation, la vie ensemble, la mort d'un ou des parents.

j'ai beaucoup appris en passant du temps avec les enfants.

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14 février 2017

sèche...

elle se sent sèche... la langue râpeuse le lui rappelle à chaque instant. la même sensation qu'après avoir mangé un plat trop salé. les papilles à vif, les muqueuses assoiffées.

sèche. il n'y a plus grand chose qui l'irrigue, plus d'inspiration, des sentiments mis en sommeil, parce que les actuels sont tristes et violents.

asséchée. comme après avoir donné, avoir reçu, avoir perdu. elle est privée, d'un peu d'elle-même, et de celui à qui elle a dit non.

non, elle ne voulait pas. pas de lui, pas maintenant. elle a dit non. et quand elle le voit, elle entend son "non" résonner en écho, c'est elle qui a dit non. ce "non" a ouvert les vannes, le réservoir d'amour et de bonheur s'est vidé, il reste encore quelques flaques éparses qui attendent les rayons du soleil pour s'évaporer. elle s'est tarie.

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13 février 2017

rouge, rouge, rouge.

samedi, pour réconcilier les coeurs séparés, éloignés, et enfin retrouvés, une bouteille à deux. soir.

dimanche, pour oublier les nuages du matin amoncelés sur les sommets, et ne pas souffrir de leur dissipation à midi... une bouteille à deux. midi.

lundi, pour savourer d'être à table avec les amis, et oublier que demain, c'est le départ anticipé, deux bouteilles à quatre. soir.

 

 

tout dans le rouge.

 

 

et le lundi matin, passer chez le docteur et au labo d'analyses pour vérifier que je suis solvable pour l'assurance du prêt bancaire...

10 de tension. le médecin a repris la mesure trois fois.
tendue, moi ?
c't'e blague.

 

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12 février 2017

celle qui...

je pense à celle qui... toujours célibataire, avec peut-être un ou deux amants de passage, de préférence des habitués, passe tant de temps chez ses parents, et critique tout chez eux, mais leur rend visite tellement souvent finalement...

qu'est-ce qui la fait agir à l'opposé de ce qu'elle laisse entendre. si elle déteste tant ses parents, sa famille, mais pourquoi passe-t-elle autant de temps chez eux ?

masochisme ? ou est-ce plus compliqué que cela ?

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07 février 2017

à quoi ça tient ?

en ce moment, ça va bien. t'as du remarquer, d'ailleurs... je n'écris plus ici.

petit à petit, je fais ce que je n'arrivais pas à faire depuis des mois. et ça avance. doucement. sûrement. je ne sais pas exactement pourquoi. je devrais demander à celle qui s'y connait en horoscope pour voir si les astres avaient prévu une bascule pour moi fin janvier de cette année.

qui sait ?

rien n'est parfait. et ça me va.

je suis comme je suis, et c'est déjà pas si mal.

même si je trouve que j'ai une petite enveloppe de trop autour de moi, je fais avec. luciole chuchotait à l'oreille de son frère. parce que moi aussi j'ai des cheveux blancs... on parlait de la neige dans les cheveux des enfants qui donnait l'illusion de chevelures âgées.

ça va.

oui, ça va.

 

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06 février 2017

au réveil

je caresse son dos, ses jambes, elle a du mal à sortir des bras de Morphée. je continue. elle émerge. elle dit "oh, je croyais que j'étais dans le lit de papa et que c'était lui qui me faisiait des caresses."

oedipe, oedipe, oedipe...

tout va bien, développemetnt normal de cette enfant de 7 ans.

 

 

 

la tête dans l'oreiller, elle ne veut pas émerger. "oh, je suis tellement fatiguée que je voudrais rester dans ce lit toute ma vie."
des vacances bien méritées, non ?

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24 janvier 2017

terminal

dans les bribes qui me restent du rêve de ce matin, il y avait, en vrac et dans le désordre...

moi qui cherchais ma route pour atteindre le terminal d'où décollait mon vol.

j'étais accompagnée d'un enfant que je rassurais en lui disant qu'on avait le temps de trouver, en lui disant de ne pas s'inquiéter

j'ai croisé un monsieur, peut-être lui aussi accompagné, à qui j'ai demandé de l'aide. il a sorti son smartphone. en fond d'écran, il y avait ma photo. mais il ne m'a pas reconnue. il me connaissait mais ne me reconnaissait pas. il ne me connaissait pas vraiment en fait, juste une partie de moi. ce monsieur n'a pas pu m'aider.

j'ai arrêté la seule voiture qui passait, avec dedans une femme taxi, en course, portugaise ou espagnole, qui parlait de manière difficilement compréhensible, et qui ne comprenait pas que je n'ai pas de gps.

 

 

terminal
pour un envol / pour de nouveaux cieux / pour un voyage
finir, achever, terminer

monsieur
celui qui me connait par ce que je lui ai raconté, à la fois mieux et moins que beaucoup de mes proches.

enfantmoi, qui me rassure, moi toujours et moi qui fais face.

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