betty black

24 septembre 2017

nuit courte

je ne sais pas si je me suis réveillée spontanément ou si le réveil a commencé à s'agiter doucement...

bref.

debout là-dedans !

 

à chaque fois que je prends du temps pour ces expositions artistiques, je pense, beaucoup, je m'évade, j'ai beaucoup de regrets, sur moi, ce que j'aurais du et que je n'ai jamais osé exprimer. la peur du regard de l'autre sur mon intérieur mis à découvert, tout ça parce qu'un jour, ma mère s'est trahie. au cours d'une dispute, j'ai compris qu'elle avait découvert mon journal, qu'elle l'avait lu. et de ce jour-là, j'ai toujours eu une grande retenue à dévoiler mes pensées, mes idées. j'ai fait des tentatives, avec la vague des blogs. et tout est reparti dans les limbes de l'oubli, effacé par un serveur destiné à autre chose. malgré mes désirs profonds, cette barrière à mon expression ne tombe pas, comme un mur infranchissable de ma censure dictatoriale.

Posté par betty black à 06:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

gigot à l'ail et carottes cocotte

quand je dis que j'ai une vie incroyable... je pars pourune journée faire des expos photos en veux-tu en voilà, te rincée après cette journée de dingue, je me retrouve attablée dans une superbe demeure... quand je dis superbe, c'est splendide ! avec des platanes plus que centenaires le long de la terrasse. et je suis invitée chez un producteur rélaisateur de documentaires connus, il y a à table un écrivain aussi, et tout ce beau petit monde travaille dans ma rue, ou vit à l'angle de ma rue... on a déjà du se croiser... la prochaine fois on se saluera...

et j'ai bien mangé.

Posté par betty black à 00:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 septembre 2017

tempus fugit

tu vois, là, je regrette de ne pas avoir pris le temps d'écrire deux-trois mots chaque jour.

la rentrée s'est bien passée. les enfants, ça va. Moi, ça va. La vie, ça va. en moins de 3 semaines, on est passé de "j'ai pas envie d'aller à l'école" à "en fait, c'est rigolo les devoirs !" à "m'man, j'ai pas envie d'avoir un carton jaune avec la maitresse... je serai la seule !"... et me voilà partie pour être la première mère reçue par la maitresse.

j'suis sur les rotules, je n'ai pas couvert les derniers livres, je n'ai pas fait mon emploi du temps à moi, j'ai pas fait mes comptes, je n'ai pas fait les plans des cuisines, je n'ai pas demandé de supervision, je n'ai pas fait mes analyses médicales, je n'ai pas... pfffiou, j'en peux plus de tous ces trucs que je n'ai pas faits, j'ai l'impression que je néglige ceux que j'ai faits.

je bois un bon café chauqe matin avant d'aller au taff, et ça, ça fait partie des petits plaisirs incroyables du quotidien. j'ai trouvé un type qui sait réparer les chaussures aparemment, et un autre qui pourrait faire qqchose pour mes sacs un peu usés.

nous ne passerons pas Noël dans les aéroports à courir après les fêtes de famille.

je voudrais surfer davantage.

lichat s'est enrhumé, et sa façon d'éternuer me fait rire.

j'ai réussi à aller au cinéma, et à inviter des gens à diner, et d'autres à l'improviste à déjeuner.

j'ai aidé aux devoirs, j'ai réalisé que la compréhension des lectures n'allait pas de soi, (quelle claque !), je suis parent d'élèves correspondant dans deux classes pour la première fois.

j'ai envie de dormir, j'essaie de ne pas trop me fatiguer, j'aimerais trouver la force de me coucher avant 1h32.

je trouve que ma vie est belle; et je crois que si je n'avais pas cette vie, je pourrais la regarder avec envie.

Posté par betty black à 22:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 août 2017

epuisement

je ne fais rien, je suis en vacances, je vais voir des spectacles, je dors, je fais des courses, je fais à manger, je fais la sieste, je vais à la palge, je me baigne, je lis, je ne fais pas grand chose... je bulle.

je suis crevée. je lutte contre le sommeil, mais j'attends la fin de la cuisson du gateau. je dois finir de remplir la valise, je pars demain matin... quatre jours dans la maison de vacances de mon enfance. c'est court, c'est bien assez. je suis tiraillée entre le bien-être de revenir ici, retrouver certains repères encore présents, de me laisser porter par la nostalgie, et peut-être l'effort que cela me demande bien malgré moi que d'être ici, avec ma mère, qui fait des efforts pour que tout se passe bien, mais, rien à faire, chassez le naturel, il revient au galop, et l'usure me gagne, je crois que ce qui se manifeste dans mon épuisement, c'est la présence maternelle qui m'use. j'y arrive pas. ou peut-être que je me trompe. mais alors, où chercher la raison de ma fatigue si grande qu'elle m'enveloppe toute entière dans sa chappe de plomb ?

Posté par betty black à 23:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 août 2017

soir à la plage.

fin de journée.

chaleur inédite pour cette région.

la mer est basse. je vais nager. l'eau est étale. pas une vague. depuis quand l'océan ressemble-t-il à un lac ? le ciel se mire dedans et se regarde comme Narcisse dans l'eau calme de la fontaine. il est beau, son reflet est magnifique.

le vent se lève légèrement. de terre. ça sent l'orage. un peu. je me demande s'il y a du plancton urticant. j'ai toujours cette impression ici. et ces sensations désagréables sur la peau qui ne partiront qu'après la douche. je reviens du large. j'ai dépassé la vache noire. jeté un coup d'oeil au loin. je suis rentrée sur le dos, en regardant l'ile de groix. j'ai vu mon fils qui grimpait sur un haut rocher. et sa soeur qui a tenté de le rejoindre.

en sortant de l'eau, j'ai ramassé un petit cochon. les réflexes de l'enfance sont revenus, j'ai poursuivi la recherche. trois de mieux. et un apporté par mon fils. ça m'a permis de comment l'égouttage et le séchage sans m'en rendre compte.

j'ai grimpé sur mon rocher pour finir le séchage au soleil, avant qu'il ne tombe derrière la falaise. j'ai écouté les vieilles dames discourir. saluer le couple d'amoureux qui repartait après le bain du soir au spectacle au village voisin. puis, elle ont raconté que certains n'auraient pour rien au monde raté le car du vendredi, car c'était celui que prenait ma grand-mère pour aller au marché à la ville. et que même les jours où elle s'arrêtait au bourg pour sa séance de coiffeur, ils le prenaient. parce qu'elle prenait aussi le car du retour, avec sa mise en plis toute fraiche. c'était un personnage, ça oui. et une autre, plus jeune, qui arrive, et qui dit qu'elle a été élève, elle aussi, comme tant d'autres.
j'ai tenté de lire un peu, tout en regardant ma fille faire des gerbes d'eau au bord, devant ce grand et jeune chien qui saute pour attraper les gouttes projetées. à droite, à gauche, cabriole en arrière... et ma fille qui part se baigner pour essayer le masque avec tuba intégré qu'on lui a prêté, et qui sort frigorifiée, se blottir dans sa serviette contre moi et le rocher chauffé par le soleil tout l'après-midi...

et cette lumière du soleil tombant, et cette eau si plate ce soir, et mon fils plus haut sur le rocher à lire, et ces vieilles qui causent du changement de composition du levothyrox, et de leurs souvenirs, et des histoires que je connais un peu, mais pas tout, et du médecin qui n'était pas si bon que ça, mais qui était le seul du patelin, elles sont sympas, ces vieilles dames, et d'écouter ma mère me dire "unetelle, c'est la cousine de... je ne sais plus j'ai déjà oublié... qui habitait à côté de la maison de Bernadette T, la femme de... tu vois, à Port Blanc..."

je ne vois pas. j'ai peur d'oublier ces images si belles. cette paix dans ce moment. en haut de la falaise, j'enlève les grains de sable sur mes pieds. je frotte avant de chausser mes sabots. sur le banc, deux des vieilles dames et un couple de baigneurs du soir assis. ils mettent leurs chaussures. l'image est si belle. je suis émue. c'est chez moi, ici, c'est chez moi, enfant, en vacances, ici.

Posté par betty black à 23:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 août 2017

grossir

cette fois, rien à faire, j'ai un peu d'embonpoint qui s'installe... les vacances, les kilos du bonheur, l'arrêt des activités de fond et autres sports d'endurance, mais pas celui des bonnes tables et des jolies bouteilles à vider.

donc, je rentre difficilement dans mes habits de citadines pour aller au travail, le maillot de bain a du se détendre comme il faut pour ne pas me faire remarquer que les bourrelets étaient cisaillés par les lanières... bref. j'ai encore pris un peu, alors on va dire que c'est un peu à cause de l'âge, etc. on peut inventer tout plein de bonnes raisons... les kilos du bonheur par exemple... c'est vrai que celle qui s'est faite larguée l'année passée a changé déjà au moins deux fois de mec, elle n'a pas la grande forme et dans sa tête, ça ne s'améliore pas vraiment... mais elle a surtout perdu tout son surpoids. le bon régime facile qui se fait sans que l'on s'en rende compte. je préfère ne pas en passer par là en vrai, et garder mes petits bourrelets que je trouve disgracieux et encombrants, enfin surtout encombrants.

et ce matin, j'ai compris pourquoi depuis une semaine, l'homme s'extasie sur mes seins. il a dit que depuis que j'avais un peu pris du gras... (ce qu'il nie depuis des semaines à chaque fois que je pose la question... il sait répondre aux filles, lui !) rien à faire, mes seins sont de plus en plus beaux. en résumé, je prends du bide, je prends du cul, je prends des cuisses... mais les seins (enfin !) ne sont pas en reste. est-ce que cela doit me consoler ?

 

Posté par betty black à 23:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 août 2017

retour de vacances.

j'ai la peau dorée.

l'oreille droite bouchée.

la voix cassée ou absente par intermittences.

 

je suis rentrée avec licha. auto, train à très grande vitesse, métro, taxi... elle a tout testé... même de se pendre en enroulant sa laisse autour de l'appui-tête en descendant de la plage arrière... et elle n'a pas aimé la chatte sans poil de mes copines chez qui je suis passée diner en sortant du train. mais alors pas du tout du tout. elle a grondé, elle a feulé, elle a découvert les crocs et abaissé les oreilles sur les côtés, je ne l'ai jamais vue ainsi. elle était toute effrayée. pendant les vacances, elle s'est échappée un jour où je n'étais pas là, elle a miaulé à 3h40 à la porte de la maison pour qu'on lui ouvre... les croquettes... il n'y a que ça de vrai !

 

demain je travaille... et je n'arrive pas à y croire.

 

il faut que je m'interroge sur ma déprime de vacances... je ne sais pas si c'est le changement de rythme ou ces vacances en particulier, mais putain , la déprime !!! presuq'une semaine au final. alors ok les hormones, mais pas que, si ?
ok la pluie, quatre jours durant,
ok les courses chez le suédois des meubles,
ok le lavomatic avec les campeurs en chaussetes mouillées dans lerus tongs qui fument à côté des sèche-linge,
ok pour toutes ces conditions pas top...
mais quand même !
je pense qu'il faut que je revendique un droit à être déprimée quelques jours en vacances, à chaque fois, chaque été. de base.

bon, là je suis rentrée, et je crois que je ne suis pas déprimée. je crois. parce qu'en fait, je ne réalise pas. pas encore.

 

Posté par betty black à 00:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 août 2017

mes vacances...?

euh.

je suis partie vendredi, le vent en poupe. voyage tranquille dans un tgv sans place attribuée, c'est le nouveau régime easy jet de la sncf arpès les cafouillanges de l'ouest à grande vitesse.

on vient me chercher au ponton après avoir plaisanté avec mo ami du guichet de la gare de province, j'l'kiffe trop ce gars. et puis, un p'tit café, vu qu'enfin il y a une machine à expresso digne de ce nom dans ce trou perdu. au ponton, je croise Tibo. et je monte à bord.

je ne sais plus le retse, c'est dire comme ma vie me passionne, je la vis. et, en moins d'une semaine après, je ne m'en souviens plus. j'ai du aller nager. jusqu'au château. ah si, diner familial, sympa, sans aborder un seul sujet TNT, rien n'a explosé.

samedi non plus, je ne sais plus trop.je suis allée avec black mamba faire des courses, sur le prking, des conducteurs de triumph paraleint entre eux. j'ai du aller nager. et puis, on a mangé des pizza chez nos amis du ch'nord. j'avais aporté pastaga et vin rouge. j'étais pas fraiche après. j'ai perdu mes lunettes de soleil. mais où? j'ai dansé en mettant le son fort, avec la fille de celle qui parle de sa séparation en termes un peu durs "c'est la guerre." "il a des sous, je ne vais pas le laisser comme ça". on est parti en bateau voir le feu d'artifice. dans l'après-midi, on est allé faire le plein d'essence. et au ponton, on a croisé tibo. on n'est pas resté très longtemps, on est rentré avant tout le monde.

dimanche, petit déjeuner en face, à l'hôtel, avec les Suisses. et on y a retrouvé les amis qui n'avaient pas pu venir plus tôt en juillet. très sympa, ce moment, comme il faisait froid, les enfants sont partis se réfugier à l'intérieur... pour jouer à de sjeux de société. et puis, j'ai rentré black mamba. comme j'ai rien roulé cet été, je me suis perdue. 60 bornes au lieu des 15 par la route qui longe le lac, c'est pas mal. je suis retournée au ponton, chaussée debottes de moto et d'un micro short sur débardeur... une vraie salope, les cheveux au vent, les lunettes aviator, et une furieuse envie de pisser. je me suis fait refouler d'un resto, j'ai renoncé devant la queue des toillettes de la brasserie, tout comme devant celle des toilettes publiques. que c'est chiant, ces trucs de fille !!!
dimanche, crêpe  party pour le gouter avant le diner chez nos voisins du bas. qui ont retrouvé mes lunettes dans l'herbe... après le déparrt en bateau. je suis tellement heureuse !

lundi, préparation des bagages.. cuisine rapide et à emporter pour le voyage (gateau d'aubergine, ça va...). un dernier tour de wake, je suis trop heureuse, réveil prévu à 4h30. tout va.

départ. tôt, très tôt. et bientôt la pluie orageuse, sur cette route où on part en aquaplanning.

arrivée 10 heures plus tard.

 

 

je ne sais plus ce que j'écris. aujourd'hui, mission. location d'un utilitaire. aller dans le temple de l'horreur, jaune et bleue.

fini. enfin, pas encore. moi aussi, fatigue intense, donc dodo.

je vais me coucher.

Posté par betty black à 00:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 août 2017

3 fenêtres

en face, en contrebas, il y a trois fenêtres, pour chaque salle de bain de trois appartements en duplex qui sont construits sur le même schéma.

à gauche, une black, qui crie fort dans son téléphone quand elle s'assied sur le toit à la fenêtre de s chambre pour régler ses comptes en fumant sa clope.

au centre, un couple, en tous cas, il y avait une femme avec des cheveux très longs, très bruns qui a tiré le rideau bleu lagon sur elle pour faire son shampooing. peu après, un homme est venu, il se sont embrassés, puis elle lui a laissé la place sous le pommeau.

à droite, un type au corps construit avec des protéines et du poussage de fonte je subodorre. je le pensais homo, de la fenêtre de sa chambre entr'ouverte, la déco me parait tellement peu masculine... mais en même temsp, qu'est-ce que j'ai exprimé là, des préjugés ! bref... je devine qu'il rabat la lunette des toilettes avant de quitter en éteignant la lumière. quelques minutes plus tard, je repasse, et là, assise sur le trône, je vois une énorme dame, en surcharge pondérale bien visible, la main s'enroulant dans du papier toilettes, se lever et quitter le trône provisoire. qu'est-ce que ce couple ???

Posté par betty black à 00:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2017

au guichet de la gare

Au guichet, il y a ce cher Serge. Ce même type qui avait réussi à revendre un billet pour moi, un truc non échangeable non remboursable et qui m’avait couru après pour me donner les sous, un type trop sympa, avec un humour adorable.

Il me voit arriver avec mes valises (l’une est vide) et mes billets à changer. Il me flatte, il est trop sympa, et me demande ce que j’ai fait à mes cheveux, je suis trop belle, je lui dis que je sors de chez le coiffeur… bon, en vrai, je viens de me faire le brushing d’été, à savoir celui du bateau à vive allure par une jour sans pluie. Il y a des jours comme ça, je pense que c’est les hormones, ça dépote grave et sans rien faire. Mais à quoi ça tient ?

Posté par betty black à 22:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]