betty black

22 septembre 2016

si je prenais un peu le temps de m'arrêter derrirère le clavier, qu'est-ce que ça donnerait ?

si je prenais un peu le temps de m'arrêter derrirère le clavier, qu'est-ce que ça donnerait ? (avec cette bouteille de rouge jurassien dans le nez.... mais pas que.

un soir théatre, un soir resto, sur ma proposition, avec une collègue parce qu'il faut qu'on avance sur des sujets de la plus haute improtance et qu'on n'a pas le temps, et bref, autant passer un bon moment, et j'ai bu une bouteille de vin de table pas terrible, et je suis franchement bourrée, et je rentre, en ayant balayé depuis plus de 2heures mes résolutions d'hier soir (celles de me coucher avec les enfants, ou au moins de suivre les poules qui se couchent tôt), et franchement éméchée, je me dis, bon, allons prendre une douche, je vais réveiller celle qui assure le baby-sitting et qui dort depuis tellement longtemps, et allons nous coucher. en face, dans l'espace événementiel, il y a une boum, non, une vraie de vraie, avec de la musique comme je connais, pas comme celles des mariages de jeunes (samedi dernier, je me suis levée de ma chaise dès les premières notes d'acdc, parce que falait pas rater la seule occasion que le dj passe autre chose que cold play et des trucs que j'imagine de supermarchés (vu que je ne fréquente pas les supermarchés et que je ne connais pas ces chansons que tous hurlent à tue-tête, j'en ai établi un lien, de ma déduction tout alcollisée qu'elle es,t à l'heure qu'il se fait) bref 'i love rock'n'roll' too joan jett !

 

Posté par betty black à 23:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2016

vis ma vie de fan

hier, je suis passée voir une amie. elle me propose de l'accompagner à l'avant-première d'un film en présence du réalisateur -québécois - et de trois acteurs du film. je me débrouille pour trouver baby-sitters à la dernière minute, j'annule ce que j'avais prévu, et me voilà partie. chargée d'un cadeau pour le réalisateur. parce que je connais quelqu'un qui m'a dit "attends, je dédicace cet ouvrage, et tu vas le lui donner pour moi."

j'arrive en avance. je m'installe au centre au 6ème rang. ma copine me dit que ça ne se fait pas, que demain, j'irai le porter à la maison de prod, en plus, c'est lourd, on offre pas des trucs comme ça, qui ne sont pas à propos, surtout au cocktail. après la diffusion du film, je vais au cocktail. ça sent la soirée nulle. j'ai fait connaissance avec la directrice d'une grande école de cinéma locale et de son mari. victoria est une comédie sympa, qui a fait hier un score honorable à la soirée chiffres d'entrées pour le jour de la sortie en salle. je m'ennuie, le champagne et les petits fours ne m'attirent pas, la musique est médiocre, et les gens ne me reviennent pas. je me casse. je croise une collègue. de mon boulot de chez les fous. elle est là, avec son téléphone qui n'a plus de batterie. elle a eu sa photo avec le réalisateur. elle a pu avoir une place pour entrer dans une salle. elle était dans la même salle que l'équipe qui a tenté de distraire le public. il y a des voitures noires. je demande s'il est là. elle me dit "oui, il s'en va, là, c'est l'actrice, et devant, c'est lui." je la plante, elle me suit, je dis au gros black "est-ce que vous pourriez remettre ceci à monsieur ... ?" il me pointe du doigt la femme à cpoté de la voiture, l'agent de monsieur, qui rentre dans la voiture, en disant c'est fini, on s'en va. je répète inlassablement ma phrase "pourriez-vous remettre ceci à monsieur ... s'il vous plait ?" et à la troisième fois, le paquet que je tends est attrapé par la dame qui vient de s'asseoir à côté de monsieur... le paquet change de main, un merci est lancé, je l'attrape au vol en même temps que nos regards se croisent, la porte se referme sur le van noir, j'ai rempli ma mission.

j'ai du mal à y croire, et pourtant, je l'ai fait, j'ai réussi.

je me retourne vers ma collègue qui me raconte sa fanitude absolue. comment depuis deux semaines qu'elle a connaissance de l'événement, elle cherche des places, la manière improbable de récupérer un ticket à l'arrach' offert devant l'entrée par une personne qui en avait un en trop, comment elle a cherché à faire des photos, comment ils sont tous trop sympas, comment elle adore la blonde que je qualifie facilement de charme porcin (elle attend un bébé by the way. et je me demande si l'autre ne planque pas un polichinelle sous sa robe blouse un peut moche malgré la maison de couture qui lui a préparé sa tenue), comment elle est trop contente de sa soirée, comment elle trouve que j'ai de la chance aussi, que mon plan était meilleur que le sien, elle a des étoiles dans les yeux, je lui propose mon pass pour la soirée cocktail, elle ne veut pas y aller seule, et puis tous, ou presque, ils sont partis, ne restent que les pique-assiettes, les fêtards et les couche-tard. le monde est si petit, petit, petit.

Posté par betty black à 00:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
12 septembre 2016

tempus fugit

il s'enfuit dans le sablier, et toujours ce même constat. j'aimerais ne pas tout oublier. écrire ici un peu chaque jour pour y revenir et relire. en même temps, à quoi ça sert ? tous les écrits de peek ont disparu d'un clic. je n'ai plus la même écriture. j'ai envie d'écrire des mièvreries, ma vie est une fable enchantée, à quelques détails près, sans aucun grand intérêt. je ne sais pas raconter le bonheur.

dernières images en date :

luciole qui veut mettre une chemise et sa cravatte pour les photos de veille de rentrée des classe.

la copine de luciole qui vient avec des chaussures à crampons et le maillot du bayern de munich. je comprends mieux pourquoi elle tient absolument à mettre les chaussures à crampons de son frère et sa tenue de cavanni.

petit lion qui lance avec assurance "moi, je sais" à la baby-sitter qui bégaie en disant qu'elle ne sait pas faire de pâtisserie, en réponse à ma suggestion de faire un gâteau avec les enfants.

petit lion qui joue sur le piano de temps en temps. et qui est fier de sa guitare.

luciole qui ne quitte plus son casque et cherche les baguettes que son prof lui a offert.

chacun d'eux sur leur vélo trop petit, les genoux qui montent au-dessus des poignets.

les fous rires dans la salle de bain avec la mousse du bain étalée partout sur les murs, et luciole qui se fait des faux seins tout blancs.

les devoirs à surveiller malgré tout, et la fatigue, et les larmes, ou la fuite.

les photos de cet été, que je n'ai pas le temps de classer.

l'organisation encore à ajuster. le beau planning coloré.

les copains qui viennent manger à la maison. les apéros qui commencent et finissent bien.

les week-ends au sud, au nord, à l'ouest, à l'est.

la course à pied le matin dans le soleil levant. la piscine toujours chlorée et ses petits carreaux. les reprises, toutes les reprises et les nouveautés peut-être.

 

Posté par betty black à 00:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 septembre 2016

c'est la fin de l'été...

pas tout à fait, pas tout à fait.

demain, je reprends le train.

pour le sud.

pour le reste, j'ai déjà presque tout oublié. tous ces bons moments. est-ce que mes souvenirs vont s'effacer doucement ?

Posté par betty black à 23:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 août 2016

perdre son côté "animal de compagnie"

je suis partie quelques jours. avec les enfants. et j'ai entendu que c'était moins difficile pour celui qui était resté en ville cette fois-ci. pourquoi ? parce que licha !

et voilà comment j'ai perdu mon côté animal de compagnie.

(que je ne soupçonnais pas une seule seconde de posséder jusquà présent...)

et voilà peut-être bien le moyen d'envisager de nouveaux voyages lointains sans me faire pourrir à distance ou au retour...

Posté par betty black à 23:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 août 2016

complètement à l'ouest.

il fait beau. les enfants s'amusent. ils ne sont pas toujours en joie. surtout le grand, le soir, quand il est fatigué. rien ne va. son père lui manque. il voudrait être ailleurs. la journée ne lui a pas plu. etc. sauf qu'à la plage, impossible de les décoller des rochers. à côté des berniques, ils sont plus tenaces.
je me baigne. c'est frais. pour ne pas dire froid. au début. et puis aussi un peu après. et ça finit par passer. et je nage. au loin. au large. je suis bien. sur le sable je lis. je réajuste sans cesse mon maillot. surtout le haut. y a pas à dire, j'ai plus de seins qu'une gamine de 6 ans. c'est la taille du maillot de bain. acheté pour luciole. mais maman, il n'est pas très bien ce maillot. ouais, ben, à ce prix-là, on va l'user un peu. il est riquiqui sur mon cul.
j'ai croisé gus. 80 balais. qui venait se baigner. j'ai appris qu'il faisait de la gymnastique d'entretien chaque matin. et se baignait dans la crique dès qu'il pouvait. sa femme décline. surtout la mémoire. elle a 4 ans de plus que lui. lui aussi, il sent que sa mémoire défaille.
j'ai vu ma cousine qui n'est pas ma cousine, mais bon, on va pas chipoter. elle ressemble de plus en plus à sa mère. je regarde sa silhouette. est-ce que, dans 6 ans, j'aurais évolué comme elle ? elle parle, elle parle, elle parle. elle a deux chiens, deux mandarins, deux ados, et un vieux père, 92 ans, assis dans le canapé, devant l'écran allumé, il a gardé son sourire moqueur et ses yeux bleus, dans un corps recroquevilé, légèrement rabougri, comme un vieil arbre chenu et vermoulu.
il y a des figues dans le figuier, les oiseaux et les guêpes se chargent de piller les plus beaux fruits, noirs, ouverts, dégorgeants de pulpe rose, les questches sont vérolées une sur deux, les mirabelles ne sont pas mûres. j'ai fait une tarte aux quetsches. et j'ai ajouté d'autres prunes, parce que la moitié de la cueillette est partie à la poubelle avec son rab de protéines.
je suis bien ici.
dans la vieille guimbarde de ma mère, j'ai emmené mon fils, à la coop maritime du port, pour ma petiet piqûre nostalgique. quand j'ai dit à la patronne que j'étais la petite fille de l'institutrice de l'école du port, elle m'a fait une réduction sur l'article pas soldé.
je suis revenue le soir, à côté, au bar-restaurant au-dessus du café du port, pour boire une bière, avec des collègues, l'une de passage pour quelques jours de vacances chez l'autre qui a pris sa retraite dans la grande ville de l'autre côté de la rivière.
j'ai acheté des langoustines, vivantes, sur la criée, j'ai tout mangé, les dernières pattes en solitaire dans la cuisine de ma grand-mère.
l'une de mes collègues est tombée en se levant, parce que la terrasse était piégée, une marche dissimulée derrière sa chaise, j'ai eu peur, elle s'est fait opérer des hanches il y a un an ou deux de cela.
je ne vois pas le temps passer. je vais tenter de prendre un train dans la nuit pour ne pas partir dans l'après-midi de ma dernière journée d'été ici.
j'ai remercié ma mère. je lui ai dit qu'elle avait bien fait de s'installer ici, ne serait-ce que pour ces quelques jours que j'y ai passé, avec mes enfants et elle.

Posté par betty black à 23:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 août 2016

suite... avant la fin.

suite de l'été. rien de prévu. j'attendais de voir. finalement, retour de tous au domicile familial. trois jours de rien pour les enfants. des lessives pour moi. un ciné, et des copains à diner. du travail et un cours de boxe. les fournitures scolaires. la valise pour repartir. une grande première. je retourne dans la maison de ma grand-mère. feu ma grand-mère. achetée par ma mère. et la dernière fois que j'y suis allée, c'était pour l'enterrement de ma grand-mère. donc, je n'y suis pas retournée depuis. et là, demain, j'emmène mes enfants. les deux. le grand a encore des souvenirs de ses rares séjours. ma fille n'y est jamais allée. elle a bientôt 7 ans. j'emmène mes enfants dans la maison où j'ai passé une bonne partie de mes vacances d'été quand  moi-même j'étais enfant. et ça me fait tout étrange, un léger vertige, le truc des générations je pense. j'étais enfant, j'allais chez la mère de ma mère. je suis mère, je vais dans la même maison, celle qui est devenue la demeure de ma mère, la grand-mère de mes enfants.

j'ai tenté d'éviter le séjour prolongé, en proposant que quelqu'un vienne pour donner un coup de main avec les enfants. je serai juste restée une nuit, pas plus, pour mettre tout le monde dans le rythme et ne pas risquer une quelconque anicroche. et puis, non, cela n'a pas été possible. alors, je reste. 3 nuits. ouh là !!! comment vais-je en revenir ? est-ce que je vais supporter l'épreuve ? est-ce que je vais avoir le courage et la curiosité de voir si quelque chose dans ma relation avec ma mère a pu changer ? est-ce que je peux trouver un moyen en moi de voir le positif, de trouver de l'amour dans nos échanges, et de ne garder que ça ? j'aimerais ne pas répondre du tac au tac, ne pas me sentir blessée, ne pas être atteinte par les piques qui arriveront. j'aimerais voir ce qu'il y a de bon dans notre relation de mère à fille, et mettre tout le focus de mon attention sur cela et rien d'autre. 4 jours d'essai.

et en récompense, je me suis offert un week-end culturel dans le sud avec un copine.

 

Posté par betty black à 23:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 août 2016

demain 15h - dichotomie

Demain, enfin, aujourd'hui, mais après avoir dormi, je sais, enfin je crois savoir, que j'ai rendez-vous à 15h avec une copine pas vue depuis longtemps. et depuis deux heures que je suis rentrée, je me dis "mais avec qui ?" et je n'arrive pas à me souvenir, sauf le fait certain que je n'ai rien noté dans mon agenda en me disant que je n'oublierai pas.

 

le miracle de l'écriture fait qu'en écrivant ces lignes, tout m'est revenu. demain, j'irai à 15h à l'angle de la rue et de l'avenue près d'une sortie de métro pour un café avec celle que je n'ai pas vue depuis très longtemps. finalement... ma mémoire n'est pas si défaillante.

 

 

Posté par betty black à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 août 2016

tu sens bon.

le soir, je mange du chocolat. du noir. du 100%. avec la tisane et les mots croisés sudoku abrutissants.

et ma fille cherche tous les prétextes pour se relever et ne pas aller dormir.

je la retrouve debout sur le lavabo. pour attraper ma trousse de toilette perchée sur l'armoire de toilette. elle veut un coupe ongle pour son ongle un peu abîmé. un cas de la plus grande urgence quand on va rejoindre Morphée, vous lui accorderez.

je prends les choses en main, le couple ongle, ses doigts, et elle me dit "mais qu'est-ce qui sent si bon ?" alors je lui souffle sous le nez mon haleine de vieille embrumée de cacao... et je lui dis "c'est peut-être le chocolat ?" elle rétorque d'une "mmmh" et je l'envoie fissa dans son lit avant qu'elle en demande du chocolat, puis à se laver les dents, puis à boire de l'eau, puis...

 

Posté par betty black à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 août 2016

il n'y a qu'au mois d'août

en regardant les couleurs changeantes du ciel dans le soleil couchant, les bras autour du pilote, les doigts dans les gants de cuir entrelacés, je me disais ceci "il n'y a qu'au mois d'août où de telles parenthèses surviennent".

perchée sur la toute petite selle de passager, je pensais à toutes ces fois où j'avais été passagère.
derrière l'Amour qui avait passé son permis, un peu poussé par moi, sur son xj600, puis sur une R1100 pour un week-end dans le sud du côté de Marseille, ou encore, cetet unique fois, où surprise, je devais rentrer tôt du travail, et il m'avait emmenée sur les quais pour une surprise sur la concorde, un tour en grande roue, et de belles photos de cette ville étourdie de vide aoûtien.
derrière Mon Grand, qui faisait un détour pour me ramener chez moi après ma journée de stage, c'était au mois d'août aussi, et j'aimais cette large CB750four.
derrière le frère de ma correspondante allemande, qui trouvait que je serrais trop les cuisses derrière lui, pour aller au gymnasium un peu plus tard quand c'était possible.
derrière le copain de la baby-sitter, sur sa moto trail en retour de la plage, dans les chemins creux, la tête brinquebalant dans son casque trop grand, les rayures rose fluo de ma jupe incroyable flottant sur le blanc, dans le vent. (ce qui m'a valu d'être immédiatement identifiée par ma grand-mère qui a préparé le savon avant de me le passer. et je l'ai senti passer.)

il n'y a qu'au mois d'août où un copain voisin peut me proposer de venir me chercher pour faire une balade un soir, pour me laisser essayer sa nineT déjà trop customisée à mon goût, mais avec ce tac-tac au démarrage qui balance un coup à droite, à gauche. il n'y a qu'au mois d'oût où je peux me laisser aller à rêver derrière un blouson de cuir pendant que le bitume défile sous les roues. Il n'y a qu'au mois d'août où je peux prendre un grain et en rire. et me demander comment la goutte qui glisse entre mes fesses à trouver l'entrée dans le dos de mon pantalon ? et redouter que les grosses gouttes de pluie ne se transforment en grêlons. et aller boire une bouteille de vin ni rouge, ni rosé, mais italien et même sicilien, avec des tapas dans un bar où la musique aussi est bonne. Il n'y a qu'au mois d'août où ces événements peuvent survenir, se produire, s'apprécier.

il n'y a pas qu'au mois d'août que les souvenirs s'ancrent.
le mois d'août est un bon mois pour de bons souvenirs.

 

 

 

 

 

(ôtez moi le mois d'août 2012 please).

Posté par betty black à 00:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]