betty black

23 mars 2017

petite victoire personnelle

La semaine dernière, j'ai été victime d'une attaque de collègues en réunion de service. Dont l'une plus responsable que l'autre qui n'est que l'outil de la première. bref.

Cet après-midi, j'avais pas vraiment envie de travailler avec ces deux-là, forcément.

Et, bon, pas vraiment le choix, hein, le boulot, c'est le boulot.

Et voilà ma collègue agressive qui demande à tous les présents un mot pour que le traducteur puisse écrire en idéogrammes chinois. Licorne, courage, bonjour, voyage, mon tour arrive. Je la regarde et lui articule distinctement "équipe". Quelque chose est passé dans son regard. Elle a compris. Je sais qu'elle est intelligente. J'espère qu'on sortira de cette ornière. bien. ensemble.

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19 mars 2017

un week-end pas comme les autres

on devait rester à la maison. et puis, il avait envie d'aller à la campagne. j'avais négocié une demi-journée rien que pour moi. pour tenter de désengorger la pile de papiers à classer, etc. j'ai décidé de rester. seule. à la maison. sans homme, sans enfants. je n'ai vu personne. j'ai glandé. je n'ai pas rangé. j'ai lu des magazines féminins qui trainaient parce que je n'avais pas pris le temps de les lire pendant les voyages des précédents week-ends. il y a une mode actuellement. et bien, je suis complètement dedans. ne rien faire chez soi. voilà. deux jours pour moi. qui s'achèvent. "déjààààà ???" ai-je envie de dire. c'est presque passé trop vite. j'ai refusé une invitation à déjeuner chez des amis. pour égoïstement rester chez moi et profiter de ce temps seule. j'ai écouté un peu de musique, regardé un film hier avec un bol de soupe, j'ai bien dormi. j'ai même un peu écrit ici ! ...
et...
j'ai peu dépilé. très peu.
allez, je vais m'y mettre, il me reste deux heures...

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17 mars 2017

vous êtes acceptée !

Victoire !

Je suis arrivée avec du retard. Sans presque m'en rendre compte. Je m'en excuse en entrant. Je m'installe.

Avant que nous ne commencions, je vous annonce que vous avez été acceptée à suivre la formation au sein de notre société.

sans voix. je dis merci.

c'est une annonce officielle.

je suis très émue.

je pleure.

larmes de joie.

du premier coup.

je n'ai pas été ajournée.

je n'ai pas été refusée.

je suis admise.

je suis ADMISE !!!

 

bon, et bien voilà, j'ai un projet pour les 10 ans à venir...

 

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16 mars 2017

réunion de service

je me suis fait attaquer lors de la réunion de service.

un truc qui s'appelle "tirer à boulets rouges". l'une des deux m'en veut à mort. l'autre, sa comparse assujettie, trop bête pour se rendre compte qu'elle est manipulée, la suit comme un gentil caniche à sa mèmère.

et je n'ai rien compris. des attaques en règle. des suggestions très ciblées qui laissent à penser que je m'absente du lieu de travail, alors que je ne prends même pas part à leurs pauses cigarettes...que j'abandonne les stagiaires à des animations d'atelier, ce qui ne s'est jamais produit (le stagiaire en question est trop incapable pour que je puisse le laisser faire quoique ce soit seul avec les patients), tout ceci, les jours où elles ne sont pas présentes...

elle a fini sa descente en règle en disant que j'allais un peu trop dans le bureau de façon "systématique", j'ai répété "systématique ?" que veux-tu dire par là ? elle n'a pas su étayer. elle a dit que c'était très dur comme emploi et qu'elle pouvait comprendre qu'on choisisse la fuite comme atttitude. (laissant entendre que je fuirais le lieu d'accueil). Ce qui s'est passé, c'est qu'elle est sortie de la réunion pour ouvrir la porte de la salle d'attente aux patients, et qu'elle n'est pas revenue assister à la fin de la réunion. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que la fuite... était la sienne.

je rejoins le monde du travail. en équipe. je retrouve les esprits tordus. il n'y a pas que ceux-là. mais il y en a. partout. et celle-là, malgré son intelligence professionnelle brillante est une personne perverse et toxique pour une équipe de soignants.

j'ai appris depuis qu'elle n'en était pas à son coup d'essai.

et j'ai découvert que cela ne me touche plus. et c'est un vrai progrès notable et remarquable.

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13 mars 2017

relaxée !

je suis allée au tribunal de police ce matin.

j'ai détesté l'attitude agressive de la présidente. une femme âgée, avec les codes de la Vieille France bourgeoise, je n'ai pas vérifié si elle portait une chevalilière avec des armes à côté de son alliance et de sa bague de fiançailles, un débardeur noir sur la peau pendouillante de ses bras décatis, un brushing passable sur des cheveux teints en blond cendré, "mon idole, c'est catherine deneuve", des yeux clairs, et une adresse, à toutes les personnes qu'elle interpelle, insupportable de mépris que sa position professionnelle lui confère.

j'ai été relaxée.

elle s'est permis une petite leçon de morale sur la circulation à vélo. j'ai fixé l'espace entre ses deux yeux pour ne pas entendre, pour ne pas réagir, pour ne pas répondre. elle pourrait revenir sur sa décision, le mot de la fin lui appartient, je le lui laisse, je veux partir d'ici. c'est à ça que servent mes impôts ? non, mais ... je crois que j'aurais préféré ne pas savoir. j'aime ma bulle hors de ce monde.

 

 

je ne sais même pas si j'ai pris le temps de raconter ce PV reçu pour franchissement de feu rouge à vélo pour entre sur une piste cyclable, devant un bus à l'arrêt de son terminus. un cas de bizutage de jeunes flics. j'ai refusé de reconnaitre l'infraction. j'ai été relaxée. je confirme qu'il vaut mieux avoir de bons conseils pour affronter l'appareil judiciaire.

 

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10 mars 2017

roquefort

Elle ne dort toujours pas. On en est au fromage. Je vais la voir. Je m'excuse auprès des invités. Je vais lui parler, penchée sur le lit. Elle me demande si j'ai mangé du fromage. Je dis oui, ça sent mauvais ? Elle dit non, j'aimerais bien en manger aussi. Mais là, c'ets trop tard, les dents sont brossées, etc. (et il est vraiment tard... 22h)

Maman...?  demain, au petit déjeuner, tu pourrais me faire une tartine de roquefort, s'il te plait ?

Oui, Luciole, promis.

 

Elle s'est endormie aussitôt.

Et je lui ai servi une tranche de pain avec du roquefort le lendemain matin.!

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21 février 2017

pourquoi je ne l'ai pas immédiatement, sur le champ, engueulée ?

c'est une copine. qui me demande de lui rapporter de la montagne, du fromager préféré de son mec, pour son cadeau d'anniversaire, une tomme entière. ils étaient là la semaine dernière et elle voudrait lui faire la surprise. elle n'a donc rien acheté quand ils sont allés chez le fromager sur la route du retour.

j'accepte.

je paie la meule, et je vois son poids. 3,2 kg. glups. mettre ça dans les bagages en plus...? bon, ok.

j'assure la livraison.

je lui dis que je ne savais pas que ça pesait ce poids-là. elle me dit qu'elle, elle savait. et que d'ailleurs, elle n'aurait pas fait ce que j'ai fait.

je suis estomaquée. cette fille me demande de faire un truc qu'elle n'aurait pas fait ? sur le ton un peu cynique de 't'es malade d'avoir accepté un truc pareil !'.

et depuis, je ne sais que faire de cette perversité qui s'est manifestée.

et la question se pose : pourquoi n'ai-je pas, en la prenant à part, pour éviter le public, pourquoi n'ai-je pas enguirlandé copieusement cette "copine" (entre guillemets parce que là... ça a du mal à passer, maintenant) ?

parce que ça ne se fait pas. parce qu'on est civilisé. parce que... je ne sais pas.

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moment de solitude féminine

Il y a trois semaines, j'ai annulé un rdv de rééducation périnéale parce que j'avais mes trucs de fille. c'était pas le premier jour, mais, je n'étais pas au mieux.

ce matin, je reprends le chemin du cabinet. je passe aux toilettes avant. la séance débute. stimulation électrique. elle enlève la sonde et me signale qu'il y a du sang.

...

heureusement que je suis en confiance, avec cette femme et avec mon corps.

il m'aura fallu du temps. mais ça va.

 

mais, ça, je ne m'y attendais pas. est-ce l'effet vacances ? pas un syndrome annonciateur cette fois-ci, pas de douleurs, pas de crampes, pas d'humeur chagrine. je n'y comprends rien.

si ça commence à se dérégler, c'est que c'est peut-être la fin d'une période et le début d'une autre.

il aura fallu que je sois enfin sereine avec mon corps et sa vie de femme pour que la fin de ceci arrive ?

 

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20 février 2017

la réponse par courrier

j'ai envoyé un mail avec mon cv et ma lettre de candidature avant de faire mes bagages. du coup, je n'avais plus beaucoup de temps pour les faire, ces valises. je ne suis jamais aussi bonne que dans les périodes de stress mais quand même. bref, en moins d'une heure et demie, j'ai envoyé ce mail avant de partir en vacances. tout ça parce que j'avais ouvert l'ordinateur et qu'il y avait le mail de celui qui m'avait dit qu'un poste allait s'ouvrir et qui m'avait demandé si j'étais toujours interessée.

et au retour, dans la pile de courrier, entre deux cartes de réponse aux voeux, un courrier à en-tête, pour me remercier de ma candidature.et ces mots : "Je sais par lui que vous avez déjà pu parler ensemble, et sans trop m'avancer, je ne peux que vous souhaiter bonne chance dans vos nouvelles fonctions."

 

à suivre... !

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15 février 2017

passer du temps avec les enfants

passer du temps avec les enfants permet d'apprendre...

j'ai appris ce soir que luciole voulait "quitter la maison", mais c'était avant, pas là, avant, elle voulait quitter la maison parce qu'elle en nous aimait plus, ses parents, son frère. mais ça a changé, et là, elle nous aime, et elle me le dit, et je la trouve formidable de pouvoir dire son amour à sa mère à la sortie du bain, je la serre dans mes bras, les cheveux mouillés gouttent sur mon pull, et elle me raconte tout ça, et je l'admire.

j'ai appris que mon fils trouve que j'ai changé, parce que je cède du temps en vacances à leur appétence effroyable pour les jeux vidéos, et du coup, je deviens une mère "cool". (au secours !)

j'ai appris que mon fils apprenait à voir ce que je faisais pour lui, pour eux. je suis venue le chercher au télésiège pour lui porter les skis et le raccompagner à la maison pour le déjeuner. j'avais une bouteille d'eau. il avait soif. je lui ai porté skis, bâtons et gants pour qu'il puisse boire. et il m'a dit "maman, t'es gentille avec moi, de porter tout ça."

j'ai appris que mon fils savait taper de ses bâtons dans les piquets du slalom. je suis allée faire un tour au stade. je suis arrivée en haut, il prenait le départ du parcours d'entrainement. j'en ai été bluffée. il tape, il fonce, mais comment fait-il ?

j'ai appris que ma fille savait faire les lapins de neige. et je lui ai montré que moi, je savais faire les bonhommes de neige. carotte pour chacune des créations (nez et nourriture respectivement), yeux de pommes de pins, boutons de gratte-cul pour le costume, et écharpe d'enfant pour le bonhomme. mon fils a beaucoup pleuré quand il a appris que les enfants des voisins avaient abimé les créatures de neige, même si la maman s'est excusée et si le père a remplacé la carotte... j'ai tenté de lui expliquer qu'ils pouvaient détruire, mais que nous pouvions encore construire d'autres personnages en neige, que je n'étais pas sûre que ces enfants soient capables d'en faire autant. et le soir, il a dit avec ses mots la même chose à sa petite soeur qui venait de découvrir le massacre perpétré. quant à moi, je suis allée voir les enfants auteurs du forfait, qui avaient été copieusement engueulés par les parents gênés, et je leur ai raconté l'histoire du petit garçon à qui le grand-père avait demandé de planter un clou dans la barrière en bois pour chaque mauvaise action commise. puis, vu qu'ils partaient pour quelques heures de voyage en voiture, je leur ai souhaité bonne route.

j'ai appris que ma fille était pro en luge, et criait de joie communicative sur les pistes à la fin de la journée, le cul sur une plaque en plastique. qu'elle était très triste d'être seule quand un groupe de 9 filles et 2 garçons ne lui prêtaient pas attention. qu'elle était capable de jouer avec des anglais, et de demander à faire une bataille de boule de neige avec eux. j'ai appris que la soeur plus jeune, était celle qui cherchait toujours la bagarre avec son frère, et j'ai vu les deux enfants se rouler dans la neige, s'immobliser façon catcheurs, et rire ensemble après avoir desserré les étreintes.

j'ai appris que je pouvais regarder un film avec les enfants, et ne pas préparer de repas pendant ce temps, et oublier de lancer la machine à laver le linge, et avoir envie de me coucher aussitôt qu'eux. je leur ai fait remarquer que les deux derniers films vus traitaient au fond du même sujet : père et mère, la séparation, la vie ensemble, la mort d'un ou des parents.

j'ai beaucoup appris en passant du temps avec les enfants.

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